Il est temps de prendre soin de vous, n’attendez pas qu’il soit trop tard.
On s’intéresse souvent à la santé de l’entreprise et plus précisément, et à juste titre, à celle des salariés ; mais qu’en est-t ’il de celle des dirigeants ? La santé de l’employeur a-t-elle un impact sur le travail de ses collaborateurs et plus globalement sur la performance de son entreprise ?
Les phrases que l’on entend de la part des chefs d’entreprise c’est : « J’vais bien…, mais j’ai une boîte à faire tourner, moi » « en plus je n’ai pas le droit de tomber malade »
La souffrance des salariés est plus médiatisée, la souffrance des dirigeants est encore tabou.
Même si les risques professionnels des dirigeants diffèrent selon la taille de l’entreprise, le niveau de formation et le secteur d’activité, la charge mentale (travail en urgence, déplacements, disponibilité, durée de travail, contraintes règlementaires, pluralité des tâches, etc.) et le stress engendré nuit à la santé du dirigeant.
*Quelques chiffres d’une Etude de 2019 de l’institut Opinion Way pour la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur (Sources : Forbes, Fondation MMA)
Une étude* réalisée en 2019 auprès de plus de 1500 dirigeants d’entreprises françaises de moins de 50 salariés révèle que
Les chefs d’entreprise français se sentent à la fois utiles et heureux dans leur travail (93 %)
Une situation qui conduit in fine un entrepreneur grâce à leur aventure entrepreneuriale d’être relativement optimistes et confiants tout en étant durement impactés par le stress , la surcharge de travail et à la sensation d’être isolé dans son quotidien.
Une bonne hygiène de vie passe par des moments de détente en famille (cités par 85 % des sondés) et un bon sommeil (cité par 75 % des sondés) ce qui constituent les premières bonnes pratiques bénéfiques à l’état de forme des dirigeants d’entreprises.
Les signes peuvent être de trois ordres :
Le sommeil : un actif stratégique
Le sommeil est perçu comme une variable d’ajustement à la surcharge de travail
30% des entrepreneurs font état de troubles du sommeil. Une dette de sommeil chronique des dirigeants peut engendrer : somnolence, fatigue, dégradation des fonctions cognitives, erreurs de jugement, mauvaises prises de décision, réduction de la capacité à communiquer, comportements impatients voire agressifs… Le dirigeant peut utiliser sa latitude décisionnelle pour décider de dormir plus ! « Qui dort, entreprend ».
Un déficit de récupération du dirigeant a un coût pour l’entreprise, il existe une corrélation directe avec l’augmentation de fréquence des problèmes de santé et de sécurité. Un dirigeant qui prend plus de temps pour lui avec des périodes de relâchements au travail, s’autorise des congés payés, déjeune avec des amis (sans évoquer le travail) ne sera que bénéfique pour lui et la productivité de son entreprise.
La pratique d’un sport augmente la production des endorphines (hormones du bien-être, effets analgésiques (douleurs)). Le sport agit comme un ralentisseur de la vieillesse (neurotrophines), et renforce les performances cognitives, capacités d’apprentissage, prise de décision, amélioration de la qualité du sommeil.
Il est conseillé de faire une pause cognitive toutes les 90 min. Une vraie pause suppose une « errance mentale » sans technologie.
La santé du dirigeant est étroitement liée à celle de son entreprise, conscient de sa santé il se montre davantage responsable vis-à-vis de celle de ses collaborateurs.
Le cercle vertueux pour le dirigeant réside dans le fait de prendre soin de lui pour mieux prendre soin des autres et de son entreprise.
Ne devraient-ils pas bénéficier d’un staff médical comme les sportifs de haut niveau ?
